La majorité régionale a décidé de dégrader le service de transport à la demande, à compter du 1er juillet prochain. Ne seront plus desservis que les points d’arrêt vers les lignes de car et les gares TER, sur des plages horaires largement restreintes (7h à 9h le matin et 17h à 19h le soir).
En Mayenne, alors que l’offre initiale était accessible de 7h à 19h et permettait aux usagers d’être transportés de leur domicile au centre d’intérêt de leur choix (hôpital, pharmacie, médecin…), les usagers vont se trouver sans solutions pour effectuer ces trajets du quotidien, sauf si l’intercommunalité prend le relais et en assume la charge financière. C’est un recul du service public de transport et une rupture d’égalité entre les territoires.
Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil régional, « le transport à la demande, c’est LA solution pour se déplacer en milieu rural, quand on est loin des transports en commun, qu’on n’a pas de voiture, ou qu’on ne peut plus conduire ou se déplacer seul. Pour aller visiter un proche hospitalisé, se rendre à des rendez-vous médicaux ou encore faire ses courses, pour les usagers, c’est indispensable, voire essentiel » souligne Guillaume Garot.
«Elus locaux et usagers sont très inquiets de voir ce service s’arrêter au 1er juillet prochain. La Région les abandonne purement et simplement. Ce recul du service public pénalisera d’abord les personnes âgées et les personnes vulnérables, et les isolera davantage. Et cette décision risque de laisser sans travail des chauffeurs aujourd’hui employés pour le service tel qu’il fonctionne aujourd’hui ».
Guillaume Garot a décidé d’interpeler la Présidente de la Région Christelle Morançais, pour lui demander de « reconsidérer cette décision afin d’éviter toute dégradation du service apporté aux usagers ».
