Les Pays de la Loire subissent actuellement des inondations majeures, contraignant plusieurs communes à activer leur plan communal de sauvegarde. L’intensification des pluies dans la région accentue la fréquence de ces phénomènes hydrologiques, auxquels nous devrons nous adapter à l’avenir. Les élus du Printemps des Pays de la Loire expriment leur solidarité aux victimes et demandent à la Région d’agir enfin face au changement climatique.
Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil Régional, « Nous sommes aujourd’hui la 3eme région la plus artificialisée de France. L’artificialisation des sols favorise le ruissellement et accentue les risques de crues. La Région doit agir : elle doit en particulier soutenir un modèle agricole et d’aménagement du territoire qui préserve le bocage, les zones humides, les prairies, pour retenir les eaux et ralentir les débits. » Selon le rapport spécial eau du GIEC Pays de la Loire, les crues pourraient atteindre une hausse de plus de 40% du débit maximal annuel d’ici la fin du siècle.
« Christelle Morançais se désintéresse de la gestion de la ressource en eau : en témoigne sa volonté de retirer la Région de l’Etablissement Public Loire qui a en charge l’évaluation et la gestion des risques d’inondations. C’est une question de protection de la population et des plus vulnérables face à ces risques et la Région doit prendre sa part. » ajoute Jean-Louis Belliard, conseiller régional du Maine-et-Loire et membre de la commission agriculture.
Les zones les plus exposées, comme les vallées de l’Authion, de la Maine, de la Loire et de ses affluents, montrent combien il est urgent d’agir. « La Région doit être à l’initiative, pour anticiper, protéger et être aux côtés des collectivités : c’est là son rôle, pas de rester aux abonnés absents. » conclut Guillaume Garot.
