Réuni en session le 5 mars dernier, le Conseil régional a adopté à l’unanimité le vœu des élus du Printemps des Pays de la Loire demandant à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans la gestion du risque inondation.
Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil Régional, « Les crues et les inondations ont marqué les esprits par leur ampleur. Les maires et les élus locaux ont été sur le terrain pour évacuer, mettre en sécurité, répondre aux inquiétudes des populations. Qu’en est-il de l’Etat ? Après avoir reconnu l’état de catastrophe naturelle, il ne doit pas s’arrêter au milieu du gué. Il doit continuer d’assumer ses responsabilités et agir aux côté des élus en prévision des épisodes à venir. C’est le sens de notre vœu, voté à l’unanimité ».
Jean-Louis Belliard, conseiller régional du Maine-et-Loire et membre de la commission agriculture poursuit : « La place des élus a été centrale dans la gestion de cette crise. Il faut donc que l’Etat rouvre le dialogue avec eux pour repenser la gouvernance des dispositifs et leur financement ».
« En votant notre vœu, la majorité régionale nous rejoint sur un point : l’Etat s’est déchargé sur les élus locaux. D’un territoire à un autre, les capacités financières à reconstruire les digues et les ouvrages de protection contre les risques ne sont pas les mêmes. Il faut réparer ces inégalités, c’est une question de solidarité nationale » précise Guillaume Garot.
« La majorité régionale doit elle aussi prendre sa part. En refusant de voter notre proposition d’aide d’urgence pour le monde économique, elle rate une occasion de soutenir les entreprises sinistrées, pourtant dans la difficulté » conclut le président de groupe
